Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /2010 08:08
Comme il faut savoir s’ouvrir à tous les moyens de communication et surtout ceux du web nous vous proposons une interview d’un pro du webmarketing Monsieur Vincent Pereira.

Vincent Pereira est un Consultant & Formateur spécialisé dans le webmarketing et le web 2.0. Il forme des salariés d’entreprise sur des sujets tels que « Créer son blog professionnel », « Gérer sa e-réputation », « Mettre en place une veille efficace », « Formaliser son plan webmarketing », « Développer son activité grâce aux réseaux sociaux », … Il répond aujourd’hui à nos questions afin de nous expliquer les usages des réseaux sociaux d’affaires pour les professionnels.

Qu’est-ce qu’un réseau social d’affaires sur internet ?
Sur le net, un réseau social peut prendre la forme d’un site ou d’une plate-forme qui a pour but de relier des personnes physiques et/ou morales entre elles. Ces réseaux sont donc composés d'individus qui sont en relation directe ou indirecte et rassemblés en fonction de centres d'intérêts communs. On trouve des réseaux généralistes comme Facebook par exemple et des réseaux professionnels ou d’affaires (ou encore networking en anglais). Il en existe de nombreux mais Viadéo et Linkedin sont les plus connus.

Qui peut les utiliser ?
Même si tous les internautes peuvent les utiliser, les réseaux sociaux d’affaires concernent plutôt des salariés ou chefs d’entreprises, des professionnels indépendants, des prestataires, des recruteurs … mais aussi des étudiants ou des demandeurs d’emploi.

Mais à quoi ça peut servir ?
Les réseaux sociaux d’affaires ont plusieurs intérêts. Ils peuvent permettre :
- De se faire connaître auprès d’un public ciblé (clients potentiels, fournisseurs, DRH, …)
- D’étudier un marché : préoccupation des entreprises, surveillance des questions fréquemment posées dans une communauté, possibilité d’interviewer une cible, …
- De se créer une image sur le web (image d’expert par exemple)
- De faire de la veille (concurrence, marché, métiers, …)
- De recruter ou de se faire recruter
- D’échanger avec des professionnels : partage d’informations avec des pairs, demande de renseignements auprès de spécialistes, …
- Développer sa prospection

Et pour être efficace, il faut s’y prendre comment ?
C’est une très bonne question !
Il est vrai qu’il faut respecter un certain nombre de bonnes pratiques pour être un minimum efficace sur les réseaux sociaux. On pourrait lister les suivantes dans un premier temps :
- Formalisez, sur une feuille de papier, un plan d’attaque avec : votre cible, vos objectifs et vos attentes
- Choisissez ensuite la bonne plate-forme en vous appuyant sur des études qui présentent les profils des utilisateurs des unes et des autres
- Rédigez avec soin et de manière complète votre profil sans oublier de mettre une photo !
- Commencez par retrouver votre réseau réel (collègues, clients, fournisseurs, …) sur la plate-forme. Ces contacts seront votre point de départ
- Etudiez attentivement la liste de contacts de vos contacts directs. Peut-être allez-vous trouver des personnes que vous connaissez ou qui font partie de votre cœur de cible ?
- Lorsque vous souhaitez inviter une personne à devenir un contact direct, écrivez un petit message de présentation et de « motivation »
- Identifiez quelques groupes ou communautés qui collent à votre activité ou vos objectifs
- Intervenez sur ces groupes. Attention, intervenir ne veut pas dire inonder le groupe de messages commerciaux ! Lisez les questions posées et, si vous avez les réponses, répondez de manière pertinent. Voilà comment se construire une image de spécialiste. Enfin, partagez de l’information. Bref soyez acteur !

Qu’est-il déconseillé de faire sur un réseau social d’affaires ?
Comme je le disais, les informations commerciales récurrentes (du spam quoi !) sont à proscrire ainsi que les communiqués de presse froids et à peine déguisés. A moins, bien sûr, que ce soit diffusé dans les emplacements prévus à cet effet. Mais attention, je ne veux pas dire qu’il ne faut pas savoir se vendre ou présenter son activité. Je dis qu’il y a des manières de faire (un peu de savoir-vivre enfin !). Lorsque vous rencontrez quelqu’un pour la première fois, et qui plus est, qui ne vous a rien demandé, l’agressez-vous sauvagement avec votre argumentaire de choc ? L’idée est donc de se comporter, sur un réseau social, de la même façon que dans la vie de tous les jours : avec respect, et solidarité. Comment intégrer les réseaux sociaux à mes autres outils de communication numériques ? C’est vrai, il est essentiel de faire des ponts entre votre profil sur un réseau et vos supports de communication numériques. Par exemple, si vous avez un blog n’oubliez pas de diffuser vos articles sur votre profil. Inversement, annoncez sur votre site ou blog que vous êtes sur tel ou tel réseau. Vous pouvez aussi intégrer ces informations dans la signature de vos mails.

 Avez-vous un dernier conseil ?
Oui. Lorsque vous avez commencé une action sur les réseaux sociaux, pensez à faire des passerelles entre ce réseau « virtuel » et votre vie professionnelle réelle. Par exemple, lorsque vous rencontrez un client, un collègue ou un fournisseur, demandez-lui s’il est présent sur un réseau social. Si c’est le cas, proposez-lui de l’inviter à venir rejoindre votre liste de contacts directs et n’oubliez pas de le faire les jours qui suivent. Avec cette méthode votre liste sera essentiellement composée de contacts qualifiés. Retrouvez Vincent Pereira sur son blog : http://www.formateurconsultant.com/

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Par Phy - Publié dans : webmarketing - Communauté : MARKETING
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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /2010 08:48
 Étude de cas 9 : taktifol

Ce client m'a contacté pour gagner en notoriété et en nouveaux clients, ça cible les entraineur de tous les sports collectifs. Son produit principal sont des feuilles tactiques représentant un schéma de terrain de sport qui sont vendues en rouleaux de 20 feuilles. Elles représentent des terrains de football, de handball, de rugby, de basket etc.... elles servent aux entraineurs dans leurs placements tactiques d'avant match, ou dans la préparation de séances d'entrainement tactique (placement des joueurs, explication de mouvement, travail sur des situations de jeu). Elles viennent adhérer sur tous les supports sans coller, étant chargées d'électricité statique et se vendent avec des stylos effaçables à sec. Les cibles sont des associations de sports collectifs ou des entraineurs de sports collectifs.

Pour démontrer l'efficacité du produit nous avons décidé de joindre un échantillon au mailing (modèle réduit) et de nous adresser aux importantes associations sportives avec des tarifs de lancement et de proposer des packs complets pour les entraineurs (un pack pour faire toute la saison).

6500 envois ont été effectués pour un coup de 5900 €. Le trafic sur le site Internet de vente en ligne a décollé et le site à enregistré 3000 visites en 2 mois avec un total de 30 commandes et un panier moyen de 250 €HT. La marge ne m'a pas été communiquée, 15 commandes sont également arrivées par courrier pour 1500 €HT de commande. Le chiffre d'affaires généré s'élève donc à 9000 €TTC avec des espoirs de commandes régulières (il est trop tôt pour le dire).

Le client envisage une seconde opération courant Juin pour la saison prochaine.
Par Phy - Publié dans : étude de cas - Communauté : MARKETING
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /2010 10:01
Je vais essayer d'être objectif sur les avantages et les inconvénients de chacun des médias. Le débat reste ouvert et ces statistiques sont le reflet de mon expérience et de celle de mon réseau.

 

Au niveau de la cible :

 

 Il est certain que les adresses postales sont à la fois plus fiables et bien plus exhaustives que les e-mails. Dans certains cas, il est impossible de trouver une cible suffisante en e-mailing alors qu'il est extrèmement rare que cela arrive avec des adresses postales. Dans le cas des cibles professionnels, il n'y presque pas de moyens d'atteindre la tête d'une entreprise avec un e-mailing alors que le nom du principal dirigeant figure dans les données légales de l'entreprise et peu donc être fournie dans plus de 90% des cas. Pour les particuliers, les sites de  vente en ligne permettent d'acquérir de nombreuses adresses e-mail pertinentes et l'exploitation d'une base d'e-boutique est assez rémunérateur, à l'identique une exploitation d'adresses postales clients est généralement assez efficace. En prospection pure (vers un public de particuliers) je dirai que dans les deux cas  la cible est difficile à trouver de manière générale ; on trouvera souvent mieux sa cible dans le postal que dans l'électronique.  

 

Au niveau du prix :

 

Alors là le débat est simple : c'est évidemment l'e-mailing qui coute le moins cher, il est d'environ d'un à deux cents contre cinquante à quatre-vingt cents pour un mailing postal. Mais le vrai calcul doit se faire sur la rentabilité à cours et à long terme. Si dans 80% des cas un mailing se rentabilise sur une période d'un an, l'e-mailing se rentabilise dans seulement 50% des cas. C'est évidemment très variable selon le type d'action il est clair que certains choix sont définitivement non rentables : faire un e-mailing de prospection sur moins de 20 000 cibles n'est jamais à conseiller, tenter un mailing postal sur une cible insuffisamment qualifiée est voué à l'échec dans tous les cas.

 

 

Au niveau de l'image :

 

Je pense que les deux supports peuvent véhiculer une image de qualité ou son contraire. L'e-mailing est plus fragile, car il doit passer à travers les protections des pare-feu chez les destinataires. Cela peut en altérer à la fois la compréhension et la qualité graphique (images qui ne s'affichent pas) ; je dirai que finalement l'image dépend de la cible ce qui rend cette notion trop subjective pour que j'en tire des conclusions générales.

 

To be continued...

Par Phy - Publié dans : causons un peu mailing - Communauté : MARKETING
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /2010 10:36

Comment allier le souci de l'environnement et le mailing postal publicitaire ?

Il faut avoir à l'esprit le souci d'envoyer le moins de plis possible.

J'ai depuis longtemps renoncé de recommander à mes clients les envois en masse, la distribution non adressée en boite aux lettres ou les courriers non personnalisés au profit d'une cible la plus petite possible et la plus pertinente possible.

C'est finalement rendre service à l'environnement que de choisir de promouvoir ce genre d'action mailing. C'est également rendre service à mes clients qui vont réduire le risque en investissant des montant moins important dans leurs campagnes mailing. 

Cela nécessite d'avoir une base de données de fichiers exhaustives dans laquelle on peut retirer la substantifique moëlle pour la livrer au bon client au bon moment.

Les actions mailing que je pilote de A à Z font à 90% moins de 5000 envois ; c'est vraiment ridicule (quantitativement parlant) dans un monde où mes confrères travaillent régulièrement au-delà de 20 000 envois.

 

Les taux de retours sont généralement plus importants que sur des mailings en masse ; cela me convient (éthiquement), convient aux clients et à la nature en général. 
Par Phy - Publié dans : mailing postal durable - Communauté : MARKETING
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Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /2010 11:18

routage postal caritatif :

logo ghsv

 

Je n’avais jamais travaillé pour une organisation caritative ; j’ai rencontré,  par recommandation, la responsable communication de la Fondation Vincent de Paul. En fin d’année, elle cherchait (comme tous) à récolter des dons pour s’occuper de ses œuvres.

Les besoins sont importants et les organisations caritatives ont de plus en plus de travail. La Fondation Vincent de Paul s’occupe principalement des personnes âgées (logement, quotidien, alimentation) et des enfants (fête et cadeaux de Noël).

Il s’agissait de trouver de nouveaux donateurs. J’avoue avoir été dans le flou pour choisir la bonne cible, j’ai consulté mes confrères pour m’assurer d’un choix pertinent. La cliente a pris d’autres avis (chez mes  concurrents, dont notre chère Poste) :

Deux projets ont été menés de front ; aucun n’a été rentable, malheureusement pour la Fondation. Je les expose malgré tout car les échecs sont tout aussi importants que les réussites et il y a des différences intéressantes à relever :

SIMCOM a proposé un mailing vers 5 295 (dont 93 NPAI) particuliers en région proche (Alsace), particuliers à hauts revenus (un fichier très travaillé et bien renseigné) l’investissement du client (fichier, impression, routage, enveloppe, affranchissement) et qui a représenté plus de 5 900 € HT. Chaque courrier été personnalisé au nom du client, l’enveloppe comportait une fenêtre. Le montant des dons a été de 3 221 €. Pour  un total de 37 donateurs.

 

La Poste a proposé un mailing vers des particuliers hauts revenus ayant un conjoint travaillant dans l’humanitaire (je suis encore baba, ils doivent être timbrés J ou sacrément bien renseignés). Ce profil étant plus rare il n’y a eu que 955 envois (dont 30 NPAI). Par contre c’est l’enveloppe qui a été personnalisé (et non le courrier). Le montant des dons a été de 410 € avec 5 donateurs.

taux de retour sur mailing postal

 

Comparatif en chiffres :

 

NPAI                                       La Poste :  3.14%

                                             SIMCOM :  1.75%

 

TAUX  DE RETOUR                    La Poste :  0.52%

                                             SIMCOM : 0.70%

 

ENCAISSEMENT POUR 1 €           La poste : 1 € rapporte 0.27 €

                                              SIMCOM : 1 € rapporte 0.54 €

 

Evidemment j’en n’en tire pas de gloire, mais plusieurs leçons : comme je l’ai déjà indiqué personnaliser le document plutôt que l’enveloppe augmente les retours (la preuve c’est net), notre fichier est certainement mieux renseigné (il a fait bien moins de NPAI que celui de La Poste), le mailing reste plus rentable sur le long terme car les donateurs feront à nouveau des dons (50% des donateurs donnent plus d’une fois).

La cliente a préféré notre approche, car un seul interlocuteur s’est occupé de tout (à La Poste, elle a traité avec 3 personnes).

Par Phy - Publié dans : étude de cas - Communauté : Communauté de l'Impression
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